articles de presse
Supplément du
magazine
30 millions d'Amis N°250, Spécial Métier.
Auteur : Gween Hamp
05 – ZOOTHERAPEUTE
LES METIERS DE LA SANTE ET DU BIEN-ETRE
Son but ? Soulager les souffrances de ses patients humains, en utilisant l'animal comme médiateur psychologique.
Monique Hacklinger est psychologue clinicienne. Il y a deux ans et demi, elle s'est installée dans le Loir-et-Cher pour créer son centre de zoothérapie, suite logique d'un parcours entamé il y a dix ans avec un mémoire de fin d'études consacré aux bienfaits de l'animal sur les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. « Un thème qui dénotait par rapport à mes camarades de promotion. Mais les résultats que j'ai obtenus ont été étonnants. Des personnes qui ne reconnaissaient plus les membres de leur famille se souvenaient de moi comme de la dame au chien, alors que je ne venais qu'une fois par semaine pendant deux heures ! »
Au-delà de l'aspect sensationnel de l'exercice, Monique tient à préciser le sens de sa démarche : « Je suis une thérapeute avant tout. Mon but est de soigner les souffrances psychologiques des personnes concernées, que ce soient des enfants, des adolescents ou des personnes âgées. J'utilise mon chien Grower et mes autres animaux pour les atteindre et les aider à aller mieux. C'est incroyable de constater à quel point des personnes fermées à tout contact peuvent s'ouvrir à quelqu'un accompagné d'un animal. Une fois que l'on a ouvert la brèche, il ne faut pas faire n'importe quoi car on peut faire plus de bien que de mal. A ce moment, c'est le savoir-faire de la psychologue qui prend le relais. »
A chaque nouveau patient son animal. « Je reçois d'abord dans mon bureau, pour connaître les raisons de la consultation. Dans la conversation, nous parlons de mes animaux et l'orientation se fait naturellement : les adolescents hyperactifs auront tendance à aller vers mon berger allemand très joueur tandis que les jeunes enfants timides préfèreront le contact avec les lapins et les cochons d'Inde. »
Etudes, salaires, débouchés
Le titre de zoothérapeute n'étant ni protégé ni reconnu légalement, il est très difficile d'établir une règle en terme d'études et une moyenne en termes de salaires et de débouchés. S'agissant de soins, une formation dans le domaine de la santé est nécessaire mais les métiers qui peuvent évoluer vers une spécialisation en zoothérapie sont nombreux : psychologues, médecins, infirmiers, aides-soignants, éducateurs spécialisés, assistants sociaux, etc.
Formation
En France, la discipline n'en est qu'à ses débuts et il n'existe pour l'instant aucun cursus officiel.

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